Critique ciné: A promise

15/04/14 à 12:00 - Mise à jour à 12:34

Source: Focus Vif

DRAME | Adapté de la nouvelle de Stefan Zweig Le Voyage dans le passé, A Promise voit Patrice Leconte renouer avec une veine romanesque qui lui avait souri par le passé -ainsi dans La Veuve de Saint-Pierre, par exemple.

Critique ciné: A promise

A promise © dr

L'histoire débute en 1912 lorsque, fraîchement engagé dans le service administratif d'une aciérie, Friedrich (Richard Madden), un jeune homme de condition modeste, entre dans les bonnes grâces du patron, Herr Hoffmeister (Alan Rickman), lequel lui offre bientôt de venir s'installer chez lui en qualité de secrétaire particulier. Découvrant Charlotte (Rebecca Hall), la jeune épouse de son bienfaiteur, Friedrich ne tarde pas à en tomber éperdument amoureux; sentiment partagé, d'ailleurs, encore que gardé secret. Le jour où le devoir envoie l'employé modèle au Mexique pour y lancer une exploitation minière, les amoureux se déclarent toutefois, pour se promettre de se retrouver deux ans plus tard. Une perspective que viendra brouiller la grande guerre...

Pour son premier film en anglais, Patrice Leconte signe un drame romantique classique, revisitant la figure du triangle amoureux avec élégance sinon grande originalité. Se soustrayant à l'époque, dont les soubresauts n'apparaissent qu'en filigrane, le réalisateur colle au plus près au sentiment amoureux. C'est le désir mis à l'épreuve du temps et de la séparation qu'il filme ici, dans un élan plus sensible qu'incandescent -voir l'incarnation toute en nuances de Rebecca Hall-, pour signer une oeuvre délicatement intemporelle...

  • DE PATRICE LECONTE. AVEC REBECCA HALL, RICHARD MADDEN, ALAN RICKMAN. 1 H 35. SORTIE: 16/04.

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