Coriolanus: Shakespeare vu par Ralph Fiennes

12/08/11 à 15:04 - Mise à jour à 15:04

L'adaptation au cinéma par Ralph Fiennes de la pièce shakespearienne Coriolanus se dévoile à travers une première bande-annonce, et signe l'entrée de l'acteur britannique dans le monde de la réalisation.

Coriolanus: Shakespeare vu par Ralph Fiennes

© Reuters

La bande annonce du premier long métrage de l'acteur anglais Ralph Fiennes, Coriolanus, vient de faire son apparition sur la Toile. Présenté au festival de Berlin en février dernier, le film faisait d'emblée forte impression. Un coup d'essai derrière la caméra pour l'interprète du Patient Anglais, aussitôt salué par la presse britannique. The Guardian évoque "un triomphe", The Daily Mail, un film "époustouflant". Derrière ce succès critique anténatal se cache une adaptation contemporaine de la pièce de William Shakespeare, elle-même inspirée des Vies parallèles de Plutarque. L'histoire nous raconte comment Caius Marcius Coriolanus, un général romain propulsé sur le devant de la scène politique, tombe en disgrâce auprès de son peuple, avant de se retourner contre sa nation et de pactiser avec l'ennemi pour assouvir sa vengeance. Sous la houlette de Ralph Fiennes, le récit extrait de la Rome antique prend les contours d'une guerre balkanique contemporaine, le M-16 et les chars se substituant aux glaives et aux chevaux.

Ce n'est pas la première fois qu'une pièce de William Shakespeare se voit ainsi transposée à l'époque moderne. En 1996 déjà, Baz Luhrmann revisitait l'histoire de Roméo et Juliette à la sauce 90's, exportant la belle Vérone sur la côte ouest des Etats-Unis au son des Cardigans, Radiohead et autres Gavin Friday.

Pour son premier long métrage, Ralph Fiennes s'est entouré d'un casting de choix, composé notamment de Gerard Butler, Brian Cox, Vanessa Redgrave ou encore Jessica Chastain (rayonnante dans The Tree of Life de Terrence Malick). La bande annonce laisse présager un film carburant à la testostérone tout en se revendiquant de l'oeuvre de Shakespeare, jusque dans le titre. Pour en savoir plus sur cette curieuse association, rendez-vous dans les salles obscures en décembre 2011.

N.P. (stg)

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