Clara Rojas, ex-otage des FARC, s'oppose à la projection d'un film sur sa captivité

16/01/13 à 14:19 - Mise à jour à 14:19

Une ex-otage de la guérilla des FARC, Clara Rojas, s'oppose à la diffusion en Colombie du film franco-espagnol "Operacion E", qui relate sa captivité au cours de laquelle elle a conçu un enfant avec l'un de ses geôliers.

Clara Rojas, ex-otage des FARC, s'oppose à la projection d'un film sur sa captivité

© Reuters

Le film, sorti en novembre dernier en France, raconte l'histoire surprenante de cette avocate qui n'a retrouvé son fils, Emmanuel, qu'après avoir été libérée en 2008 par la rébellion marxiste des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) qui l'a séquestrée durant six ans dans la jungle. Elle avait été enlevée en 2002 en compagnie de l'ancienne candidate à l'élection présidentielle Ingrid Betancourt, dont elle dirigeait la campagne électorale.

Directrice de l'ONG Pais libre, consacrée au sort des personnes enlevées dans ce pays latino-américain, Mme Rojas estime que cette oeuvre cinématographique pourrait "porter atteinte au développement" de son enfant, aujourd'hui âgé de huit ans.

"On a abusé de notre nom et de notre image", a déploré l'ancienne otage, qui a elle-même pu visionner le film en mars dernier. Elle assure enfin ne pas agir dans le but d'obtenir une compensation financière.

Le Tribunal supérieur de Bogota doit se prononcer en janvier sur le recours qu'elle a déposé pour empêcher la projection d'Operacion E dans les salles colombiennes.

Le film, dirigé par le réalisateur franco-espagnol Miguel Courtois, s'attarde notamment sur le personnage d'un paysan colombien auquel les FARC avaient confié le fils de Mme Rojas, avant qu'il ne soit identifié par les autorités et pris en charge par un foyer de l'enfance.

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