Cannes, à la croisée des chemins

23/05/18 à 21:00 - Mise à jour à 25/05/18 à 15:42
Du Le Vif Focus du 24/05/18

Le Festival de Cannes a placé les femmes en première ligne tout en constatant la désaffection des studios américains. Ce qui n'a pas empêché la sélection de globalement séduire, révélant au passage le cinéaste belge Lukas Dhont.

Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé. Si, prolongement de la déferlante #MeToo, le 71e festival de Cannes s'est largement décliné au féminin, un autre sujet n'a pas manqué de défrayer la chronique sur la Croisette: la désaffection du cinéma américain, avec deux films à peine en compétition, et guère plus disséminés dans les sections parallèles. Sans même parler des avant-premières de prestige, réduites à peau de chagrin: tout au plus si Disney a fait de la manifestation la rampe de lancement de Solo: A Star Wars Story. Les studios états-uniens boudant ostensiblement le festival -las, peut-être, de voir leurs productions s'y faire laminer, ou préférant tout simplement les réserver aux festivals de rentrée, Venise et Toronto, qui lancent la saison des Oscars-, Cannes s'est vue privée d'une partie de son cachet: moins de stars et moins de strass, à tel point qu'il se sera trouvé des Cassandre pour prédire le déclin inéluctable du plus grand raout du cinéma mondial. On n'en est pas encore là, cependant. Et, dans un contexte agité -on pourrait ajouter aux sujets qui fâchent la question Netflix-, Thierry Frémaux a eu le bon goût de concocter une sélection qui tenait la route, sans véritable coup d'éclat peut-être, mais d'un niveau d'ensemble plus qu'estimable.
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