Anima: 4 films à ne pas manquer

07/02/13 à 13:02 - Mise à jour à 13:02

Le festival Anima fera cartoon plein du 8 au 17 février prochain à Flagey. Avant le début des hostilités, Focus vous livre ses morceaux de choix.

Anima: 4 films à ne pas manquer

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Les enfants loups, Ame & Yuki

DE MAMORU HOSODA, JAPON, 1H57. A PARTIR DE 10 ANS. LE 12/02 À 14H ET LE 15/02 À 21H30.

Tokyo compose la toile de fond d'une ouverture fleur bleue ne faisant pas l'économie de certains clichés. Mais le film prend son envol une fois basé aux abords champêtres d'une forêt luxuriante, cadre enchanteur où ses charmes peuvent enfin déployer toute leur belle envergure. Soit le destin de deux enfants-loups qui, en grandissant, seront amenés à choisir quelle nature leur correspond le mieux, histoire de trouver leur place dans le monde avide d'étiquettes qui les entoure. Dans un film qui ne dénoterait pas dans le prestigieux catalogue du studio Ghibli.

Crulic

D'ANCA DAMIAN, ROUMANIE/POLOGNE, 1H13. À PARTIR DE 16 ANS. LE 14/02 À 19H30.

Couronnée du Cristal du long métrage au dernier Festival international du film d'animation d'Annecy, l'histoire vraie, et édifiante, d'un jeune Roumain émigré en Pologne injustement accusé de vol, et qui entame une grève de la faim pour faire entendre ses droits. La narration est un peu lâche et trop décousue, mais l'enfer carcéral et la dégradation mentale et physique de feu Claudiu Crulic, innocent sacrifié sur l'autel des inégalités, sont racontés avec une liberté de ton et de forme -une animation-collage polymorphe et hyper inventive- qui force le respect.

Ronal the Barbarian

DE THORBJORN CHRISTOFFERSEN, DANEMARK, 1H30. A PARTIR DE 16 ANS. LE 09/02 À 19H30 ET LE 15/02 À 18H.

Sous une drache de gags résolument en dessous de la ceinture, un récit d'aventures épique et initiatique dans la grande tradition scandinave. Ronal the Barbarian c'est un peu le Moustique de Merlin l'enchanteur chez Tolkien revisité par Fluide Glacial. Soit un barbare couillon, rachitique et maladroit, chargé de délivrer les siens d'une horde cruelle d'envahisseurs emmenée par un vilain au look improbable de maître sadomasochiste. Fantasy débridée, héroïsme gauche, fesse rebondie et morve irrévérencieuse sont au programme: mais que demande le peuple?

Padak

DE DAE-HEE LEE, CORÉE DU SUD, 1H18. A PARTIR DE 16 ANS. LE 15/02 À 19H30.

Cette curiosité coréenne nous plonge, littéralement, dans un aquarium de restaurant tyrannisé par une sole en compagnie de Padak, un jeune maquereau indocile rêvant de rallier l'océan, et dont le refus d'accepter sa funeste condition se nourrit de rébellion et de plans d'évasion pour le moins kamikazes. L'argument est mince, et rappelle à plus d'un titre l'épisode du dentiste de Finding Nemo, mais le film réserve quelques belles échappées oniriques et musicales. De la poiscaille qui chante et qui danse? Les voies de la K-pop sont décidément impénétrables.

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