Le nom du futur musée bruxellois n'est pas du goût de tous

05/12/17 à 16:12 - Mise à jour à 16:12

Source: Belga

Le futur musée d'Art Contemporain bruxellois qui prendra place dans l'ancien garage Citroën à la place de l'Yser devra peut-être trouver un nom plus original ne prêtant pas à détournement ou confusion avec d'autres projets architecturaux ou artistiques existants, a affirmé mardi le chef du groupe DéFI au parlement bruxellois, Emmanuel De Bock.

Le nom du futur musée bruxellois n'est pas du goût de tous

L'ancien garage Citroën, place de l'Yser, qui accueillera le futur musée d'Art Contemporain bruxellois. © BELGA/Herwig Vergult

L'élu de la formation amarante a déposé une question orale dans ce sens au ministre-président bruxellois Rudi Vervoort, ayant constaté que "Kanal", le nom fortement pressenti pour le moment pourrait être la source d'une confusion avec un projet dédié à l'art et à l'architecture contemporaine situé à Wijnegem à moins de 40 minutes de Bruxelles et portant le nom "Kanaal".

Pour le député DéFI, il ne faut pas faire du nom du musée un problème communautaire, mais plutôt se poser la question des conséquences juridiques et financières d'une mauvaise dénomination. Il s'agit, dit-il, d'éviter aussi toute confusion notamment en termes de "copyright".

À ses yeux, il faudra peut-être envisager de renommer le projet de musée d'art contemporain afin de ne pas porter atteinte à la réputation respective des deux projets, distincts, en l'état d'une seule lettre, et en profiter pour renforcer l'identité bruxelloise du nouveau temple culturel.

Emmanuel De Bock plaide par conséquent pour un concours d'idées citoyen permettant d'impliquer les Bruxellois dans le choix du nouveau nom, avec comme prix à la clé, des entrées gratuites au nouveau musée pour les participants et un accès à vie pour le gagnant.

Dans un autre registre, le chef de groupe CDH Benoît Cerexhe a également critiqué le nom du futur musée bruxellois. "Je regrette cette déplorable tendance des autorités régionales bruxelloises à non seulement 'défranciser' ce qui fait l'image de Bruxelles à l'étranger, mais aussi, plus subrepticement à 'flamandiser' certaines graphies, logos... quand celles-ci ne sont pas devenues purement et simplement anglophones à 100%", a-t-il indiqué.

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