Le MIMA sous le signe de la désobéissance civile

29/01/18 à 13:00 - Mise à jour à 01/02/18 à 11:17
Du Le Vif Focus du 25/01/18

Le MIMA a choisi de placer 2018 sous le signe de la désobéissance civile. Comme premier temps fort de l'année, le musée accueille Akay & Olabo, deux passe-murailles suédois qui font des merveilles.

Akay? Le nom ne dit pas grand-chose sous nos latitudes. Erreur. Il s'agit d'une pointure à l'oeuvre séminale. Preuve de son aura: l'homme figure parmi les 40 artistes retenus dans The World Atlas of Street Art and Graffiti, une somme parue en 2013 aux Yale University Press. Pour son auteur, l'anthropologue Rafael Schacter, Akay est de la même trempe qu'un Shepard Fairey ou que le duo brésilien Os Gemeos. Il s'explique: "Depuis plus de 20 ans, il déploie une oeuvre avant-gardiste qui s'est diffusée de manière souterraine. De nombreux artistes urbains sont influencés par lui sans même le savoir. Il a débuté, "classiquement", si l'on peut dire, par le biais d'installations mais également d'actes de vandalisme artistique dans les lieux publics qui se sont révélés jamais inutiles. Il y a toujours une finalité de lutter contre les routines qui nous aveuglent. Petit à petit, le centre de gravité de son travail a évolué vers des endroits cachés. Désormais, Akay construit une oeuvre underground et ludique qui évoque les TAZ d'Hakim Bey, ces "zones autonomes temporaires" où l'on est à la fois plus libre, plus festif et solidaire."
...

Vous souhaitez continuer à nous lire?

Lisez 3 articles gratuits par mois

Je m'enregistre Je suis déjà enregistré
ou

Les abonnés du Vif/l'Express bénéficient d'un accès illimité à tous les articles sur LeVif.be

Je prends un abonnement Je suis déjà abonné

Nos partenaires