Kendell Geers, le trouble-fête

16/12/16 à 09:47 - Mise à jour à 10:31

Source: Focus Vif

Une vie en forme de guerre intérieure et une oeuvre radicale. Tel est Kendell Geers, artiste d'origine sud-africaine dont le nom est désormais tatoué à même l'espace public de la capitale.

S'il fallait identifier un artiste-condensé de la vitalité de la scène artistique bruxelloise actuelle, il y a fort à parier que ce serait la figure de Kendell Geers qui en synthétiserait le mieux les contours. Ce plasticien de 49 ans, né en Afrique du Sud mais détenteur d'un passeport belge, est une chance inouïe pour Bruxelles. Ayant fait du penser contre soi et de la perte des repères le carburant même de son travail, il livre une oeuvre profondément anti-système. Récemment exposé au Musée Van Buuren et à la Centrale Électrique (BXL Universel, jusque fin mars 2017), les soubresauts de sa production sont scrutés avec beaucoup d'attention par de nombreux curateurs. Pierre-Olivier Rollin, directeur du BPS22 à Charleroi, le connaît bien, lui qui a présenté la candidature de Geers lors de la Biennale de Venise 2015. "C'est un très grand sculpteur qui n'a pas son pareil pour modeler l'espace. Il y a une grande adéquation totale entre son propos et son langage formel. Il appartient pour moi à cette catégorie d'artistes "profanateurs". Ceux qui empêchent de penser en rond. Kendell Geers interdit que certains sujets se transforment en tabou sous une épaisse couche de silence. Il o...

Vous souhaitez continuer à nous lire?

Lisez 4 articles gratuits par mois

Je m'enregistre Je suis déjà enregistré
ou

Les abonnés du Vif/l'Express bénéficient d'un accès illimité à tous les articles sur LeVif.be

Je prends un abonnement Je suis déjà abonné

Nos partenaires